Les petits Savoyards(*)

mars/avril 2006Des petits ramoneurs à Bordeaux dans les premières décennies du 19° siècle. Des conditions de vie difficiles. Ils n’ont pas été abandonnés Joseph Jublin avait 10 ans quand il a vendu une de ses dents pour quelques sous; c’était pour ramener un peu d’argent à sa famille restée dans son pays. Ceci se passait à Bordeaux en 1827. De Joseph, on disait que c’était un « petit savoyard », un de ces enfants venus de bien loin pour ramoner en hiver les cheminées  ; les Alpes, il ne connaissait pas. Son pays à lui, c’était Blesle, une petite bourgade de la Haute-Loire. Par là, le Massif Central regarde vers la vallée du Rhône. Des vrais savoyards, il y en avait eu, il y en avait encore. Ils s’étaient établis à Bordeaux comme « frotteurs ». petits-ramoneurs On rencontrait à Bordeaux d’autres troupes de jeunes. Ainsi les « francs savoyards à marmotte en vie ». ... Read More

Un dessin de Lebas représentant une porte de l’enceinte médiévale de Libourne

mars/avril 2005Sous l’Ancien Régime, Libourne était une cité à l’aspect essentiellement médiéval. Ce n’est qu’en 1794 que les plus farouches Sans-Culottes locaux proposèrent de détruire les portes et les murs de l’enceinte fortifiée du XIV e siècle. Ces démolitions, qui commencèrent dès la décision prise, perdurèrent de manière ponctuelle pendant tout le XIX e siècle. Aussi, bien rares sont les documents (peintures et dessins) montrant ce qu’étaient réellement ces ouvrages dont il ne reste plus aujourd’hui (hormis la porte du Grand-Port, constituée de la tour Richard et de la tour Barré) que de pauvres vestiges isolés que les municipalités successives n’ont jamais songé à dégager et à mettre en valeur. C’est donc avec une joie mêlée d’étonnement que j’ai découvert dernièrement chez Patrick Poncet, marchand de tableaux bien connu à Bordeaux, un minuscule (H : 11,5 x L : 7,5 cm) lavis à la sépia portant au recto la mention ... Read More