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n° 409/410 – mai-juin 2020

Alors qu’une crise sanitaire rend incertaines nos activités, le présent rappelle le passé : le cardinal de Sourdis, outre la Chartreuse dont on devait célébrer le quadricentenaire en mars, fonda aussi le couvent des Capucins – actuel CROUS – qui s’illustrèrent lors des épidémies de peste.

À l’heure où ces quelques mots sont écrits, plusieurs milliers d’associations qui participent à la diffusion de la connaissance scientifique traversent les mêmes incertitudes que les nôtres, et font de leur mieux pour proposer des solutions, souvent innovantes, qui les maintiennent en lien avec leurs adhérents.

Elles essaient aussi de faire découvrir les richesses qu’elles détiennent, puisque l’actualité sanitaire nous oblige à nous interroger sur notre capacité à faire connaitre nos activités, à les pérenniser et sur les moyens à mettre en oeuvre, non seulement pour divulguer nos connaissances mais aussi pour attirer, fidéliser et mettre en dynamique de nouveaux membres. Il parait bien indispensable d’actualiser, de multiplier nos divers systèmes de communication et de nous inscrire sur les agendas culturels des administrations locales.

Libérés de l’actualité oppressante du moment, nous pourrons localiser les dessous de la piste tramway ou les remparts disparus, pénétrer les secrets des chasseurs et des chassés, des bactéries et des animaux de compagnie ou, plus mystérieux, calculer les grands cycles astronomiques avec l’antique machine d’Anticythère.

Les rendez-vous annoncés et espérés dévoilent les possibles découvertes à partager : il ne reste qu’à espérer des jours sereins pour y participer.

Le circuit à la suite des Tirailleurs girondins, dont l’organisation reste en projet, demeure, pour nous retrouver dans une rencontre paisible, amicale et savante. Comme le pratiquent nos amis de la Société d’astronomie de Bordeaux regardons au loin et conservons nos projets on the moon again.

Marie-Hélène MAFFRE
Présidente de l’Union scientifique d’Aquitaine