Société Archéologique de Bordeaux

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Veille archéologique : 06 63 77 03 28 Ce numéro vous permet de joindre un responsable.
Courriel : soc.archeo.bordeaux@free.fr
Site web: http://www.societe-archeologique-bordeaux.fr

La Société Archéologique de Bordeaux a attendu les dernières consignes sanitaires  pour finaliser le programme de juin 2020 et il apparait que, après avoir annulé les présentations à l’Hôtel des Sociétés savantes, il soit nécessaire d’annuler la sortie de 13 juin.
La SAB est désolée de la valse hésitation qu’il y a eu entre l’envie de la visite et l’impossibilité de prévoir avec quelque certitude.
Un programme plus dense en fin d’année permettra, c’est à espérer, de rattraper les annulations des mois passés.
Pour le président P. Regaldo-Saint Blancard

Un peu d’archéologie chez vous…

Vous pouvez accéder aux articles publiés par la Revue Archéologique de Bordeaux

Ces articles concernent le patrimoine archéologique, historique et artistique de Bordeaux et du département de la Gironde

1) Pour les années anciennes : 1874-1928 par Gallica ,Bibliothèque Nationale de France, qui poursuit son programme de numérisation

2) Pour les années plus récentes : 2003-2016

à partir du site de la Société Archéologique de Bordeaux par téléchargement. selon la mise en ligne des articles.
Il faut aller à la rubrique Activités/Publications/Revue Archéologique de Bordeaux, vous cliquerez alors sur le numéro de la revue qui vous intéresse.

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Robert Coustet

La Société archéologique de Bordeaux a eu la tristesse de faire part du décès du professeur Robert Coustet (1934-2019) et elle sera heureuse de lui présenter un hommage lors de son Assemblée Générale le dimanche 8 mars 2020 à partir de 10h. Une conférence présentera  ses derniers travaux concernant le cénotaphe de Montaigne, conférence que R. Coustet avait préparé pensant la présenter en 2020.
Entrée libre.

Il avait mené une brillante carrière de professeur d’histoire de l’art à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux III. Spécialiste de l’architecture moderne et amoureux de la peinture (Odilon Redon, Claude Lagoutte, entre autres) et des arts décoratifs, formateur au charisme inoubliable, il a marqué des générations d’étudiants. Auteur de nombreux livres et articles il fut aussi aussi un collectionneur averti dont les dons ont bénéficié aux musées de notre ville.

Depuis 1972 il était membre de notre Société archéologique qui comptait beaucoup pour lui et lui doit beaucoup. Il en avait été le président et était resté notre président d’honneur. Insufflant à notre groupe, par la vivacité de sa pensée, une exigence de qualité, Robert Coustet avait un rôle essentiel dans nos activités diverses de communication et d’édition.

Nous perdons un maître et un ami.

 

 

 

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Articles des membres de la SAB parus dans le MSA
(du plus récent au plus ancien)


  • 391/392 – La Victoire de Samothrace, au Louvre et à Samothrace de Jacques des Courtils, président de la Société archéologique de Bordeaux
  • 389/390 – Un aspect disparu de la vie quotidienne des années 1950 : Charbonniers et ramoneurs de Jean-François Fournier
    Société archéologique de Bordeaux
  • 383-384 – La SAB et le musée d’ Aquitaine d’Anne Ziegle
  • 375-376 – Une invitation du magasin « aux Dames de France » de Jean-François Fournier
  • 363-364 – Lège. Cité Frugès 1923-1925 de Michel Marty
  • 361-362 – Vieux intérieurs libournais dans les années 1950 de Jean-François Fournier
  • 351-352 – Jours de marché à Libourne de Jean-François Fournier
  • 341-342 – Deux objets publicitaires libournais de Jean-François Fournier
  • 333-334 – La fin de l’ordre du temple en 1312 de Pierre Coudroy de Lille
  • 323-324 – L’abbé Breuilh « pape de la préhistoire » (1877-1961) de Julia Roussot Laroque
  • 317-318 – La numismatique bordelaise de Dominique Ursy
  • 313-314 – La caverne de Pair non Pair : une grotte ornée préhistorique en Gironde de Marc Martinez
  • 305-306 – Histoire du Musée d’Aquitaine d’Anne Ziegle – Fr Hubert
  • 285-286 – Deux énigmatiques peintures naïve de Jean-François Fournier
  • 281-282 – Le sculpteur Louis Coeffard de Mazerolles de Pierre Coudroy de Lille
  • 277-278 – Immeuble n1 -2 rue du Moulin et 8 rue du Port à BX – la maison Nairac à Ste Croix de Marie-France Lacoue Labarthe
  • 273-274 – Un portrait libournais du XIXe siècle de Jean-François Fournier
  • 257-258 – Un dessin de Lebas représentant une porte de l’enceinte médiévale de Libourne de Jean-François Fournier
  • 247-248 – En souvenir d’Aliénor d’Aquitaine de Pierre Coudroy de Lille
  • 245-246 – Honneurs rendus au maréchal d’Ornano de Pierre Coudroy de Lille
  • 243-244 – La dame du cimetière de Jean-François Fournier
  • 235 – Aperçu sommaire de l’histoire des fondations de consulat à BX 1789 à nos jours de Jean-Yves Boscher
  • 234 – L’union latine : préfiguration d’une monnaie moderne de Dominique Ursy
  • 232 – Un peintre de rue de Jean-François Fournier
  • 231 – Hôtel des Soc Savantes de BX, 1 place Bardineau de Pierre Coudroy de Lille
  • 227 – La foire aux plaisirs à Bx ds les années 1950 de Jean-François Fournier

Bref regard sur la Société archéologique de Bordeaux


« Mille ans de troglodytisme à Saint-Emilion ».
RAB 108, 2017, p. 7-57.

Damien Delanghe

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 

Crédit photographie : Damien Delanghe

 


Les Ouvrages


Le Château d’Issan
Xavier Pagazani et Claire Steimer.

Le château d’Issan, Une « maison aux champs » du temps de Louis XIII en Médoc.
Société Archéologique de Bordeaux, 2019, collection Mémoires volume 8.
272 pages. 149 illustrations.
28 €

Monument historique et troisième Grand cru classé au sein de l’appellation Margaux, Issan reste méconnu malgré sa notoriété. Avec ses hauts pavillons et ses larges fossés en eau, le château passe pour un édifice médiéval dont l’aspect actuel doit beaucoup au XIXe siècle, comme tant d’autres châteaux du Médoc. Cette vision, indue, est trop réductrice. À partir de sources anciennes, souvent inédites, et de l’analyse du bâti, Xavier Pagazani et Claire Steimer révèlent le château et le domaine au moment de leur création au début du XVIIe siècle et, au fil des pages, démêlent l’histoire de leur évolution jusqu’à nos jours. Le texte, accompagné d’une riche iconographie et de restitutions éclairantes, donne à voir le château dans toutes ses dimensions et invite le lecteur à remonter le temps, à découvrir les abords avec le vaste parc et le jardin d’agrément, la demeure noble avec ses façades au traitement différencié, son ample escalier, la chapelle et ses peintures ou encore les superbes cheminées à placage de marbres des pièces de réception. Grâce à cette enquête serrée, les auteurs parviennent à proposer la lecture originale d’une résidence à la campagne, une « maison aux champs », bâtie pour un conseiller au parlement de Bordeaux, Pierre d’Essenault, et son épouse, Marguerite de Lalanne. Les commanditaires résidaient dans la tumultueuse cité qu’ils fuyaient fréquemment en rejoignant leur plaisant château pour des séjours destinés à l’agrément et à la surveillance du domaine viticole. Quelque quatre cents ans après la construction du château, ce livre apporte un regard neuf sur une importante demeure noble du règne de Louis XIII, mais aussi une approche renouvelée de l’architecture bordelaise du temps.

Charlut
Marie-France Lacoue-Labarthe.

Le maître du fer, Blaise Charlut, serrurier artisan et artiste à La Réole, Bordeaux et alentour (1717-1792).
Société Archéologique de Bordeaux, 2019, collection Mémoires volume 9.
160 pages, 253 illustrations
33€

Le XVIIIe siècle fut l’âge d’or de la ferronnerie, en particulier dans le pays bordelais ; Blaise Charlut (1717-1792) fut l’un des plus inventifs et des plus doués parmi les maîtres-serruriers de sa génération. On savait bien peu de choses le concernant, c’est un homme qui semble avoir sagement évité de faire parler de lui. Originaire de Bourgogne, il posa son bagage à La Réole à l’âge de 24 ans, en 1741, pour n’en plus repartir, sans doute lié à l’abbaye bénédictine alors en cours de réédification. Marié en 1744 avec une Girondine, de garçon serrurier il devint maître en 1748 ; en 1765 il était à la tête d’une équipe de quatre apprentis ou compagnons et qualifié de serrurier « habile ». Il mourut dans son échoppe de la Grande Rue de La Réole à 77 ans. Deux seulement de ses interventions sont documentées, permettant une attribution certaine. Il n’a en effet signé aucun ouvrage. Seules des petites plaques portant des dates jalonnent son activité. L’examen attentif des ouvrages connus révèle une conception originale – il ne refait quasiment jamais la même chose – et une minutie exemplaire. En s’attachant au moindre détail, on a recherché d’autres ouvrages témoignant des mêmes caractères particuliers de créativité et de perfection technique : diversité des dessins employés – en particulier aux panneaux et pilastres des rampes des escaliers ; inventivité de ces mêmes dessins, originaux tout en étant dans l’esprit des plus beaux modèles Régence ou Rocaille ; perfection technique et richesse des ornements, feuilles d’acanthe, culots de feuillages, terrasses à godrons, encadrements torsadés, etc. Il devient ainsi possible de proposer de nouvelles attributions, rampes d’escalier, tables de communion, clôtures, impostes, balcons et heurtoirs, etc. à La Réole ou dans la vallée du Dropt, à Caudrot en particulier, ou encore à Bazas et à Bordeaux. Cinquante ans d’activité trouvent ainsi un éclairage nouveau.